Mauvaise journée. Le
réveil chante à 6h35, pfff, vraiment pas envie de me lever. Mon « cher et adorable » chef est
là aujourd'hui et vraiment pas envie de le voir. Faut dire que hier matin, il a déboulé dans
mon bureau en gueulant :
- Lui : le dossier d'Ougrée est sur ton bureau
depuis des mois et c'est toujours pas fait.
On est en retard maintenant alors s'il y a des problèmes, ce sera toi la
responsable.
- Moi : premièrement, ça ne fait pas des mois qu'il
est sur mon bureau mais peut-être bien 2 ou 3 semaines, là d'accord. 2ème je ne sais pas être à l'indicateur
et à l'électricité en même temps. K (le
directeur) m'a dit priorité à l'indicateur, que veux-tu que je fasse ????
-
Lui : ça, ce n'est pas mon problème.
Enervée, je monte chez K pour lui expliquer la situation et
lui dire que j'en ai marre que D déboule dans mon bureau sans dire bonjour, qu'il
gueule ce qu'il a à me dire et qu'il claque la porte en sortant. Là-dessus, K me dit qu'il va lui parler pour
qu'il se calme. Tu parles, ce matin, il
a recommencé de plus belle. Il me
demande les dates auxquelles sont arrivés certains courriers chez moi et quand
ils en sont sortis. Youpi, je saute de joie.
Comment voulez-vous que je fasse un travail correct si je
dois sans arrêt changer de bureau pour faire le travail des personnes absentes ?
Je vais retrouver K et lui propose d'aller à l'indicateur
uniquement le matin et rester dans mon service l'après-midi pour que je puisse
avancer dans mon travail. Ah non, me
dit-il. Comment ça, non. Ben non, le courrier doit être expédié le
jour même et pas le lendemain. Génial,
je sens que je vais avoir encore plus de problème avec mon chef qui n'attend qu'une
chose, c'est me foutre dedans. Dans quoi
me direz-vous, j'en sais rien moi-même.
Tout ce que je peux dire c'est qu'il ne m'apprécie pas, tout simplement
parce que je suis du sexe féminin et que le sexe féminin n'a aucun
intérêt. C'est vrai quoi, on est juste
bonne à s'occuper de la maison et des enfants, rien d'autre (c'est lui qui le
dit) et d'ailleurs, les femmes qui travaillent, c'est juste pour avoir de l'argent
de poche. Ben voyons. N'empêche, c'est avec « mon argent de
poche » que je paye mon loyer, que je mange et que je m'octroie quand même
de temps en temps un petit plaisir.
Pour en revenir à ma conversation avec K, je lui dis que j'en
ai raz le bol de travailler avec un type pareil, qu'à l'heure actuelle, je
viens travailler avec des pieds de plomb, que je n'ai qu'une envie quand j'arrive
au boulot, c'est de retourner chez moi, que si je pouvais, j'irai bien volontiers
travailler dans un autre service, que j'en ai marre de supporter l'humeur de
chien (c'est pas sympa pour les chiens) de D.
Et K me dit que je suis en partie responsable de sa mauvaise
humeur. Ben oui quoi, je ne suis pas
scotchée toute la journée à mon siège, je sors parfois de mon bureau, pour
aller dans d'autres bureaux, n'est ce pas ? Ben oui, K, je vais dire bonjour à certains
collègues le matin, prendre de leurs nouvelles, car je m'entends bien avec
certains collègues mais je n'y reste pas des heures, 10 min tout au plus, est
ce un crime d'aller dire bonjour aux collègues ? Je vous le demande. Et il m'arrive aussi, plusieurs fois pendant
la journée d'aller aux toilettes. Et ça,
j'y ai pas droit non plus ? Mais où va-t-on ? Le problème, c'est que K a peur de D alors qu'il
est Directeur et que D ne l'est pas du tout.
C'est la meilleure ça.
Conclusion, je n'ai plus qu'une chose à faire, rester scotchée sur mon
siège avec une panne en dessous de mes fesses pour ne pas quitter mon bureau
quand j'ai un besoin pressant. Tiens,
justement, on est en train de faire le tour des bureaux pour voir qui a besoin
de nouveau matériel, je vais en profiter pour demander une chaise percée.
Demain matin, K va nous convoquer tous les 2 dans son
bureau, mais je sais déjà comment ça va se passer...
Ca c'était ma journée.
Place à la soirée. Je rentre chez
moi avec l'intention de continuer à
peindre la salle de jeux. Indochine dans
le lecteur cd et c'est parti pour la couche de vert pomme. Ca va tout seul (au moins une chose positive). Le vert fini, je veux attaquer le lilas. Mince, je ne sais plus où j'ai mis le pot de
peinture. Bon, je cherche dans les
chambres, rien, dans l'armoire à chaussures, rien, dans l'armoire sous l'évier,
rien, dans les armoires du living, toujours rien, dans les caves, rien de rien
de rien. MAIS OU AIS-JE MIS CE SATANE
POT DE PEINTURE ????? C'est pas vrai ça. Impossible de mettre la main
dessus. Il ne s'est quand même pas
volatilisé. Ben voilà, je suis bonne à
aller en rechercher. Rien ne va, tout
tourne de travers, j'en ai marre de chez marre de marre. Mais zen, restons zen.